mardi 24 juillet 2012

Histoire de queues n°2 Ragoût aux pois cassées.




En parlant de queues, si, ici en Belgique la queue peut indiquer que le cochon a été élevé à l’air libre, je me souviens qu’à Niamey au Niger sur les étals du marché c’étaient les moutons qui gardaient leur queue pour bien se différencier de la chèvre.
Autres pays, autres mœurs.
Dans les pays du Sahel dans lesquels j’ai vécu, le mouton n’est guère plus gros qu’une chèvre et la différence n’est pas facile à faire pour les non-initiés.

Et à propos de queue de cochon Véronique Delacroix et Chantal Nicolas dans leur livre Faire ses cochonnailles soi-même citent dans leur petit florilège :
« Queue de cochon, partie terminale et tire-bouchonnée de la bête.
On la retrouve après le sacrifice au fond de la poche d’une dame ou dans un morceau de boudin : effet de surprise garanti dans les deux cas. »
Et aussi :
            «  Il était de bon ton dans les campagnes d’envoyer à son promis, quand on était une jeune fille à marier, un pied de porc enrubanné dans un lit de feuilles de laurier ! Le promis se sentait alors flatté, honoré, agréé comme futur époux. Si par malheur le prétendant ne plaisait pas, il recevait une queue de cochon entourée de cornichons. »

Ingrédients pour 6 personnes

500 g de queues de porc saumurées ou salées
500 g de pois cassés
500 g de jambonneau
1 oignon émincé
½ poivron rouge détaillé en cubes
sel et poivre
1 c à s d’origan
2 c à s de beurre

Préparation.
Mettre les queues dans une casserole et les couvrir d’eau, porter à ébullition  et changer l’eau toutes les demi-heures.
D’autre part cuire les pois cassés avec les jambonneaux dans de l’eau pendant à peu près une heure.
Enlever les jambonneaux et réserver.
Ajouter l’oignon, le poivron et l’origan, saler et poivrer.
Laisser cuire pendant 20 minutes.
Ensuite rajouter les queues et le beurre et laisser mijoter pendant le temps nécessaire pour que la chaleur soit homogène.

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